06 juillet 2009

Mika au Poisson Rouge

Juste avant de partir une semaine à Key West, je suis allé voir Mika en concert au Poisson Rouge avec Arthur et quelques amis. Le Poisson Rouge est une toute petite scène dans le village connue pour sa programmation à bas prix (on peut par exemple aller y écouter Norah Jones en happy hour pour $6). Ce concert acoustique était la seule représentation de Mika aux U.S. de tout l'été et surtout la dernière avant la parution de son nouvel album. Pour un point de vue journalistique sur le concert, je conseille cet article. Pour un point de vue bloguistique c'est par ici, hehe : J'ai a-do-ré !

Le concert étant à 21h je m'étais dit que je pourrais me pointer tranquillement à 19h30, il faut dire que je n'ai pas vraiment l'habitude des concerts... Arthur, après avoir levé les bras au ciel de désespoir, m'avait heureusement conseillé de venir le rejoindre dans la file d'attente devant le Poisson Rouge vers 18h, ce que j'ai fait. Trois bonnes heures avant l'ouverture des portes il y avait déjà un bon groupe de fans devant la porte. J'étais alors le 69è dans la file, numéro que la reine des fans auto-proclamée m'a inscrit au dos de la main à l'encre rouge. Point positif de l'opération : une glace gratuite aux 90 premiers arrivés. Point négatif : Arthur et moi étions sensés retenir des places pour ceux qui ne pouvaient pas quitter le travail si tôt. Le système des numéros foutait tout en l'air...

Après de (pas si) longues heures d'attente (que ça), des fous-rires, des rencontres et une presque baston (un vieux con était bien parti pour donner un coup de tête à un de nos amis), nous nous sommes enfin retrouvés tous ensemble debout devant la scène. J'avais littéralement trois personnes entre Mika et moi.

Les membres de l'orchestre nous ont surpris avec leurs chapeaux mais c'étaient sans doute eux les plus surpris de voir qu'ils allaient jouer si près du public. Ils ont eu l'air un peu paniqués au début je crois.

Mika entre en scène, chemise blanche et veste rose qu'il ne tardera pas à faire voler tant il avait chaud.

Dès le début le public est à fond : ils connaissent tous les paroles par coeur. Cela tombe bien, Mika est enrhumé et sa voix le lâchera vers la fin du concert, mais qu'importe car le public a quasiment continué sans lui, lol.

La veste est tombée, le rythme se ralentit....

... Avant de repartir d'un coup sur Lollipop alors que des milliers de confettis sont projetés sur la foule.

Mika se la joue à la Stomp pour cette version de Lollipop.

Des dizaines de ballons géants sont lancés sur la foule et rebondissent jusque sur la scène, transformant le concert en un jeu de Pong surréaliste entre Mika, ses musiciens et le public.

Pendant Love Today.

Les ballons continuent leur ballet endiablé.

Après deux rappels, la salle bout complètement. Lorsque Mika fait signe au devant de la fosse de monter sur scène, les fans ne se font pas prier. Mika à la chemise maintenant transparente finit la soirée étreint de toutes parts dans un délire complet dont je ne reviens toujours pas, connaissant la paranoïa de la sécurité aux U.S.

Mika nous a vraiment donné un concert phénoménal ce soir-là ! Être si près que nos mains se sont jointes alors que la foule envahissait la scène, un concert même pas entaché par la perte de voix de l'artiste, le tout en acoustique dans une salle intime pour le prix ridicule de $25. On peut dire qu'en période de récession certaines salles à New York nous donnent more bang for our buck !

30 juin 2009

Tropicalismes

Si je n'ai pas été très présent ces derniers temps c'est que je suis un tantinet coupé du monde tout là-bas jusqu'à la fin de la semaine :


Toutes les photos au retour bien sûr. Si vous êtes sages je vous raconterai même un comble ! En attendant un petit teaser : la maison voisine fut le site du Real World Key West de MTV il y a 2 ans.

21 juin 2009

Voilà l'été !

Un aperçu des premiers jours de l'été pourri qu'on va se trainer à New York… Pas vraiment différent du printemps de merde qu'on aura eu jusqu'ici.

18 juin 2009

L'arrivée aux Pins

Quelle chance incroyable ! Il se trouve que Le Copain du cher Édouard se trouvait sur le même bateau que mes amis et moi vendredi dernier et qu'il a filmé une petite vidéo de son arrivée sur l'île. Elle rend tout à fait compte de l'ambiance qui régnait au Low Tea vers 19h45 ce jour-là et que j'ai cherché à décrire dans mon précédent billet. Pour une première impression, c'en fut une !

16 juin 2009

Week-end à Fire Island

Ce petit week-end entre amis était prévu depuis pas mal de temps mais il m'était sorti de l'esprit sans doute à cause de l'examen et de toute la frénésie du bureau. Alors quand S. m'a rappelé il y a une semaine que nous irions passer deux nuits dans une maison à Fire Island, ce fut pour moi comme une surprise et l'attente du week-end fut bien longue !

Fire Island est une fine île barrière au large de Long Island qui s'étend sur une cinquantaine de kilomètres de long avec une largeur qui varie entre 200 et 400 mètres. L'île n'abrite que des maisons de vacances et quelques commerces.


L'île est constituée d'une série de villages séparés les uns des autres par quelques centaines de mètres de forêt. Deux villages en particuliers sont connus pour être tout plein d'homos : Cherry Grove et The Pines, qui sont eux aussi séparés par un petit bois connu sous le nom affectueux de Meat Rack d'après ce qui s'y passe la nuit. Voici une carte de The Pines où se trouve la maison que nous avons loué pour l'occasion avec cinq amis. On voit au Nord le trajet du ferry qui relie l'île à Sayville, le petit bled où nous a conduit la ligne de chemin de fer de Long Island. Il faut compter à peu près trois heures pour rejoindre l'île depuis Manhattan en métro, puis en train, en mini bus et en ferry.


Je m'étais déjà rendu sur Fire Island en 2005 lorsque j'étais à New York pour un stage d'été. Je n'étais pas allé dans les villages homos mais dans une partie bien familiale de l'île. La tante de mon coloc de l'époque y avait un bateau. Je me suis vite rendu compte que ce voyage-ci n'aurait rien à voir avec ce voyage-là. L'arrivée sur l'île fut assez impressionnante puisque le petit port où arrive le ferry est en plein "centre ville", si on peut appeler ça comme ça, c'est à dire à côté de l'unique épicerie bio et des deux seuls restaurants/bars/boîtes des pins. L'arrivée du bateau fut donc saluée par des centaines d'hommes torse nu réunis pour prendre un verre au thé bas, criant Welcome en remuant des bras et dansant en terrasse.

Qu'est-ce que le thé bas me direz-vous ? J'ai appris, un peu en lisant Édouard, beaucoup en y prenant part, que les habitants des pins participent chaque soir de week-end à différents thés : le thé bas par exemple est en terrasse d'un des restaurants du port à partir de 18h30 je crois. Mais attention ce n'est pas vraiment du thé que l'on y boit ! Vers 20h tout le monde migre ensemble (c'est d'ailleurs assez flippant comme vague de monde !) jusqu'aux thé moyen et thé haut qui se trouvent tous les deux dans un curieux bâtiment voisin, l'un au rez-de-chaussée et l'autre plus en hauteur. Là où le premier thé n'était qu'une mise en bouche, les deux suivants sont clairement destinés à commencer sérieusement la soirée pour finir bourré à 22h et aller dîner chez soi pour ressortir en boîte (au Sip 'n Twirl) après minuit.

Après avoir débarqué nous sommes allés faire quelques courses pour le dîner et avons aussi acheté pas mal de tonique, soda et jus de fruits à mélanger aux divers alcools dont nos valises étaient pleines. Chargés comme des mules nous nous sommes ensuite mis en route vers la maison, la plus à l'ouest des pins sur Fire Island Boulevard. Il n'y a pas de voitures sur l'île à part quelques véhicules officiels des parcs et forêts et des pompiers. Il n'y a donc pas de route, juste un chemin de sable. Les piétons se déplacent tous sur des chemins de planches de bois sur pilotis qui donnent tout son caractère balnéaire à cette communauté.

Au bout du chemin, là où les planches s'arrêtent devant le Meat Rack, se trouvait notre maison dont j'ai pris pas mal de photos.

La terrasse Sud de la maison que l'on voit en premier lorsqu'on arrive.

Cette même terrasse lorsqu'on regarde vers l'entrée de la propriété.

Pour arriver jusqu'à l'entrée de la propriété il faut emprunter cet étroit chemin sur pilotis à travers un étang et passer par cette porte sensée garder les cerf à distance. En découvrant cela nous nous sommes tous dit la même chose : "Mais comment allons-nous rentrer bourrés de soirée sans tomber à l'eau ?!" À ma plus grande surprise personne n'a fini avec un nénuphar sur la tête au cours de ce week-end... même s'il a fallu que je guide M. vendredi soir en le tenant par les épaules.

Le salon.

Depuis la cuisine vers la terrasse Nord et le jardin.

La terrasse Nord depuis le jardin, avec le jardin d'hiver et son douillet canapé.

Ma partie préférée de la maison.

J'aime beaucoup cet arbre qui traverse le ponton.

Une des trois chambres donne sur le jardin.

Encore ce petit nid douillet que j'adore décidément.

Un coin bronzette avec un passage vers le barbecue.

La petite fontaine qui s'enfonce dans le jardin.

Les gens de l'île aiment bien être dissimulés des voisins, je ne vois pas pourquoi ;)

Des planches encore, des planches partout.

Faute de piscine le jacuzzi fut l'attraction du week-end.

C'était très agréable car il ne faisait pas si chaud que ça et en plus la chaîne du salon a des haut-parleurs ici aussi.

La douche extérieure en retournant vers le salon.

Cela doit être joli sous la neige aussi.

Ce petit canapé où la septième personne était sensée dormir n'a jamais accueilli son locataire puisqu'il n'est rentré que tard le matin, hehe.

Le vendredi soir la fête a commencé très fort à la maison puisque nous avions manqué le thé bas et ne sommes restés que quelques instants au thé haut à cause du prix des consommations. Nous sommes donc revenus à la maison puisque nous avions apporté tout ce qu'il nous fallait pour ces deux soirées.


Le lendemain nous avons profité de la plage et du jacuzzi de la maison après nous être réveillés assez tard et avoir préparé un robuste brunch. En fin d'après-midi nous nous sommes tous mis en route vers l'extrême opposé des pins où le célèbre bloggueur Édouard réside tous les week-ends de l'été avec "Le Copain" et "L'Ami Galeriste" dans une magnifique maison avec une très belle piscine et une cheminée (très importante la cheminée). Cette petite escapade pinienne fut ainsi l'occasion de tous les rencontrer autour de quelques verres puisqu'Édouard a eu la gentillesse de tous nous recevoir chez lui. Ce fut un réel plaisir que de discuter avec lui en personne, en français comme en anglais puisqu'il manie les deux langues avec la même dextérité.

Après avoir passé un excellent moment et profité des largesses de nos hôtes plus que de raison, suivant leurs injonctions puisqu'aux thés les verres ne sont pas gratuits, et avant que K. ne finisse dans la piscine en voulant tenter le record de la traversée de plan d'eau sur bouée tout habillé, tout ce petit monde grisé s'est gaiement (oh la, si si) mis en route vers les thés où nous nous sommes séparés avec l'intention de nous revoir.

La foule du samedi soir était incroyablement plus dense que celle de la veille et à l'heure prévue nous avons migré vers le thé moyen qui est en fait une boîte de nuit :


Une fois épuisés nous sommes rentrés dîner bien plus tard que prévu et avons continué la fête à la maison puis en dehors. Certains ont fini dans le jacuzzi d'une autre maison, d'autres au Sip 'n Twirl. Quant à moi j'ai fini dans mon lit, mort de fatigue. Il faut avoir la santé pour se reposer aux pins !

10 juin 2009

Les Antilles à New York

Très bonne surprise ce soir, l'hibiscus que S. et moi avons acheté il y a deux semaines a fleuri.

09 juin 2009

Réconfort bourguignon

Aujourd'hui je me suis dit que ça serait bien si je nous cuisinais un bon petit plat de chez moi. On a beau être en plein mois de juin, c'est un boeuf bourguignon que j'ai eu envie de préparer. Mon premier.

Un coup de fil à maman pour une recette sûre, un petit tour par le supermarché du coin pour les essentiels puis par l'épicerie fine Gracefully pour les ingrédients plus exotiques (du bête laurier par exemple) et aux fourneaux.

Vu l'énorme sourire sur le visage de mon homme lorsqu'il est rentré du travail, je crois que j'ai embaumé tout l'immeuble, pour son plus grand plaisir. Même si c'était mon premier, je crois que je ne me suis pas trop mal débrouillé et en tout cas nous nous sommes régalés tous les deux.

Ça mijote.


Les pommes de terre c'est juste pour éponger la sauce ;-)