27 décembre 2007
22 décembre 2007
Chroniques de Jean François Kennedy
Vol retardé de trois heures.
La première c'est juste parce que c'est JFK et qu'aucun vol ne part à l'heure de cet aéroport, c'est comme ça, c'est cadeau, joyeux Noël.
Les deux suivantes, c'est plus drôle, c'est parce que les blocs à air de l'aéroport, ces gros compresseurs mobiles qui servent à faire démarrer les moteurs, n'étaient hier soir pas assez puissants pour allumer un 777-300. Avouez que ça la fout mal. C'est d'autant plus cocasse que, les moteurs régulant la climatisation, si les premiers sont à l'arrêt, la seconde n'a pas beaucoup plus de chance de fonctionner.
L'aéroport Kennedy a donc offert aux passagers du vol AF009 un court séjour sous les tropiques, avec près de 35 degrés dans la cabine et toujours pas moyen d'ouvrir ces satanés hublots.
Heureusement que ni le personnel au sol ni l'équipage n'étaient en grêve, comme c'est le cas à Orly depuis deux jours : nous avons eu droit à force jus de fruits, eau minérale et même champagne pour les 12 premiers rangs. Autant vous dire qu'au bout de deux heures de libations, il régnait une chaude ambiance dans la carlingue. Chaude ambiance qui a rapidement délié les langues et m'a permis de me rendre compte que ce vol était tout plein de société généralistes, en VIE ou non, dont certains ne m'étaient vaguement pas inconnus.
Après avoir enfin réussi à démarrer les moteurs grâce à un bloc à air de rechange, nous avons pu quitter le plancher des vaches et gagner Paris sans autre coup férir que quelques auréoles sous les aisselles des passagers les moins sveltes, et sans doute une odeur de fénec dont nous n'avons heureusement pas eu connaissance, en en étant nous-même l'origine.
Les deux suivantes, c'est plus drôle, c'est parce que les blocs à air de l'aéroport, ces gros compresseurs mobiles qui servent à faire démarrer les moteurs, n'étaient hier soir pas assez puissants pour allumer un 777-300. Avouez que ça la fout mal. C'est d'autant plus cocasse que, les moteurs régulant la climatisation, si les premiers sont à l'arrêt, la seconde n'a pas beaucoup plus de chance de fonctionner.
L'aéroport Kennedy a donc offert aux passagers du vol AF009 un court séjour sous les tropiques, avec près de 35 degrés dans la cabine et toujours pas moyen d'ouvrir ces satanés hublots.
Heureusement que ni le personnel au sol ni l'équipage n'étaient en grêve, comme c'est le cas à Orly depuis deux jours : nous avons eu droit à force jus de fruits, eau minérale et même champagne pour les 12 premiers rangs. Autant vous dire qu'au bout de deux heures de libations, il régnait une chaude ambiance dans la carlingue. Chaude ambiance qui a rapidement délié les langues et m'a permis de me rendre compte que ce vol était tout plein de société généralistes, en VIE ou non, dont certains ne m'étaient vaguement pas inconnus.
Après avoir enfin réussi à démarrer les moteurs grâce à un bloc à air de rechange, nous avons pu quitter le plancher des vaches et gagner Paris sans autre coup férir que quelques auréoles sous les aisselles des passagers les moins sveltes, et sans doute une odeur de fénec dont nous n'avons heureusement pas eu connaissance, en en étant nous-même l'origine.
Posté par
Vincent
à
14:06
1 commentaire(s)
Tags: Traveller
18 décembre 2007
L'escalier de l'au-delà
J'ai trouvé cette porte rouge tout à fait intriguante. Je suis pourtant passé devant elle bien des fois, dans un sens comme dans l'autre. Mais il faut croire que je ne l'ai jamais remarquée, si joliment blottie entre deux bâtiments de la rue St Marks, dans l'East Village.
Elle semble mener à l'espace creux que forment ses deux voisins, comme si l'on pouvait espérer l'emprunter pour s'echapper et rejoindre, par quelque escalier dissimulé, soit des catacombes improbables, soit des nues réparatrices.
Elle semble mener à l'espace creux que forment ses deux voisins, comme si l'on pouvait espérer l'emprunter pour s'echapper et rejoindre, par quelque escalier dissimulé, soit des catacombes improbables, soit des nues réparatrices.
Posté par
Vincent
à
20:46
1 commentaire(s)
Tags: Ballades
14 décembre 2007
Grand Central dans la brume
Lorsque j'habitais dans l'Upper East Side, je me rendais dans Harlem chaque matin pour aller travailler en Metro North, l'équivalent local du RER. J'évitais ainsi de transiter par la très fréquentée gare de Grand Central. Depuis début Septembre et mon déménagement, je n'y coupe plus, je dois passer impérativement par ce qui m'apparait raisonnablement pouvoir servir de cible privilégiée pour un prochain attentat. On oublie vite cette petite boule au creux du ventre lorsqu'on doit courir pour ne pas rater le train. Je suis souvent encore dans la brume lorsque j'y passe de bonne heure.
Posté par
Vincent
à
11:52
2
commentaire(s)
Tags: Chunk of Life
13 décembre 2007
11 décembre 2007
Harvard Club
D'habitude je ne parle pas trop des endroits où mon travail m'amène parfois à me rendre mais je ne puis, cette fois, passer sous silence le Harvard Club. Pour pouvoir prétendre au titre de membre de ce club, il faut, entre autres, être diplômé de Harvard, ce qui n'est pas rien. J'étais donc invité sur la 44è rue hier soir pour une réception de fin d'année, non pas que Harvard soit mon alma mater, loin de là, mais plutôt parce qu'une boite avec laquelle je travaille m'avait envoyée un joli carton d'invitation fait de 0 et de 1.
L'intérieur est vraiment grandiloquent, je vous laisse juger de la hauteur sous plafond. Je n'ai pas osé prendre en photo l'énorme tête d'éléphant accrochée au mur en face de la porte d'entrée.Je me suis vraiment retrouvé plongé dans un univers d'hommes, de vrais, tirant l'éléphant dans la savane, un cigare à la bouche. Bref, bien en phase avec le monde d'aujourd'hui en quelque sorte. Enfin, je ne vais pas cracher dans la soupe : la bouffe était excellente, et les cocktails à volonté.
L'intérieur est vraiment grandiloquent, je vous laisse juger de la hauteur sous plafond. Je n'ai pas osé prendre en photo l'énorme tête d'éléphant accrochée au mur en face de la porte d'entrée.Je me suis vraiment retrouvé plongé dans un univers d'hommes, de vrais, tirant l'éléphant dans la savane, un cigare à la bouche. Bref, bien en phase avec le monde d'aujourd'hui en quelque sorte. Enfin, je ne vais pas cracher dans la soupe : la bouffe était excellente, et les cocktails à volonté.

Posté par
Vincent
à
16:17
0
commentaire(s)
Tags: Event
10 décembre 2007
Q. ou Quentin
Un beau post écrit par Christophe sur celui que j'appelais Q. sur ce blog et qui a dû/choisi de repartir en France. Je sais qu'il a trouvé le succès espéré.
New York a beaucoup changé depuis son départ.
New York a beaucoup changé depuis son départ.
Posté par
Vincent
à
23:27
0
commentaire(s)
Tags: Rencontre
04 décembre 2007
Tempête #1
Bon d'accord, elle est toute petite cette tempête. Bon d'accord, je suis tout excité à chaque fois qu'il tombe quelques flocons et je vous bassine avec ça... Mais ce que cette tempête-là a de particulier, c'est d'avoir été totalement chafouine : pas un flocon dans Manhattan, mais de plus en plus au fur et à mesure de ma progression vers la banlieue.


Posté par
Vincent
à
09:41
3
commentaire(s)
Tags: Sur la route
03 décembre 2007
Into the Wild
Dimanche soir pluvieux, séance de 20h30 au Landmark Sunshine de Houston Street, cinéma où l'on peut encore échapper aux blockbusters d'Hollywood et apprécier de très bons films indépendants. Pour le coup ce film était très indépendant, réalisé par Sean Penn, mais au final pas si passionnant que cela.
Un jeune homme brillant mais idéaliste disparait de la circulation après avoir fini ses études, brule son argent, donne ses économies à une association caritative et entreprend un long périple vers l'Alaska. Le film s'articule autour d'une trame principale, sa vie en Alaska, et d'un fil discontinu de flash back relatant son parcours depuis le pas-si-doux foyer familial, jusqu'à son refuge d'ermite.
J'ai vraiment été déçu par ce film car, au-delà des paysages magnifiques, les idées que l'auteur cherche à développer (rejet de la société de consommation, du carriérisme et des relations sociales, retour à la nature et à l'auto-suffisance) sont évoquées de manière assez banale, pour finalement être contredites. En gros un film pour rien, pourrait-on dire...
En fin de compte, si on met de côté le découpage en gros plan d'un renne au couteau pour en extraire le cœur, l'intérêt de ce film réside dans les paysages qu'il expose.
Un jeune homme brillant mais idéaliste disparait de la circulation après avoir fini ses études, brule son argent, donne ses économies à une association caritative et entreprend un long périple vers l'Alaska. Le film s'articule autour d'une trame principale, sa vie en Alaska, et d'un fil discontinu de flash back relatant son parcours depuis le pas-si-doux foyer familial, jusqu'à son refuge d'ermite.
J'ai vraiment été déçu par ce film car, au-delà des paysages magnifiques, les idées que l'auteur cherche à développer (rejet de la société de consommation, du carriérisme et des relations sociales, retour à la nature et à l'auto-suffisance) sont évoquées de manière assez banale, pour finalement être contredites. En gros un film pour rien, pourrait-on dire...
En fin de compte, si on met de côté le découpage en gros plan d'un renne au couteau pour en extraire le cœur, l'intérêt de ce film réside dans les paysages qu'il expose.
Posté par
Vincent
à
11:27
3
commentaire(s)
Tags: Movie Your Body
02 décembre 2007
Tapis blanc
Quel bonheur de se réveiller et regarder la neige tomber par la fenêtre, encore bien au chaud dans son lit. Puis de bien s'emmitoufler et de sortir acheter le journal et un grand café chaud, en faisant attention de ne pas glisser, comme cette jeune fille qui a fini les fesses par terre en voulant s'arrêter trop vite sur le bord du trottoir.
Posté par
Vincent
à
17:22
0
commentaire(s)
Tags: Ballades, Chunk of Life
01 décembre 2007
Avenue Q
J'ai fait la surprise à mon homme de l'inviter à une comédie musicale sur Broadway hier soir. Il m'a suivi confiant, pensant que nous allions dîner en amoureux. J'avais pris soin de prévoir quelques snacks dans mon baise-en-ville, histoire de pouvoir attendre la fin du spectacle sans crier famine. Arrivés devant le John Golden Theater, sur la 45è rue, je lui ai dit que nous nous arrêtions là.
J'avais réussi à louer deux fauteils d'orchestre le matin même pour Avenue Q. La grêve des scénaristes d'Hollywood et des opérateurs de décors de Broadway avait en effet pris fin la veille et c'était l'occasion de renouer un peu avec les comédies musicales, après une longue période maussade pour le Theater District.
Avenue Q est l'histoire de Princeton, un jeune diplômé de l'université qui débarque à New York des rêves plein les yeux et pas grand chose dans les poches. Il découvre assez vite que même l'avenue A de l'East Village ne correspond pas à son budget, et il se résout à louer un appartement sur l'avenue Q (dans le vrai New York, l'avenue la plus à l'Est est l'avenue D). Les voisins sont très chaleureux. Il y a Brian, le comédien sans emploi et sa fiancée japonaise psychiatre, Veillée de Noël ; Nicky le fénéant au grand coeur et son collocataire Rod, banquier d'affaires républicain, pas vraiment sorti du placard ; un accroc à l'Internet nommé Trekkie Monster ; et une très jolie assistante professeure de maternelle, Kate. Pour ne rien gâcher, le gardien de l'immeuble de Princeton n'est autre que Gary Coleman, l'ancien acteur d'Arnold & Willy. Ensemble, Princeton et ses nouveaux amis bataillent pour dénicher boulots, copines, et donner un sens à leur vie, dans cette ville qui ne laisse pas un instant de répit.
Cette comédie musicale est hillarante. Les chansons y sont très politiquement incorrectes, avec des titres comme : It sucks to be me, If you were gay, Everyone's a little bit racist, The Internet is for porn, SchadenFreude (se réjouir du malheur des autres), etc. Et surtout, tous les jeunes qui arrivent à New York peuvent se sentir concernés par cette illustration de l'initiation que sont les premiers mois dans cette ville : trouver un appart et du boulot, car les factures n'attendent pas ; une période qui fait grandir à toute vitesse pour des milliers d'américains et d'étrangers qui s'installent chaque année ici.
J'avais réussi à louer deux fauteils d'orchestre le matin même pour Avenue Q. La grêve des scénaristes d'Hollywood et des opérateurs de décors de Broadway avait en effet pris fin la veille et c'était l'occasion de renouer un peu avec les comédies musicales, après une longue période maussade pour le Theater District.
Avenue Q est l'histoire de Princeton, un jeune diplômé de l'université qui débarque à New York des rêves plein les yeux et pas grand chose dans les poches. Il découvre assez vite que même l'avenue A de l'East Village ne correspond pas à son budget, et il se résout à louer un appartement sur l'avenue Q (dans le vrai New York, l'avenue la plus à l'Est est l'avenue D). Les voisins sont très chaleureux. Il y a Brian, le comédien sans emploi et sa fiancée japonaise psychiatre, Veillée de Noël ; Nicky le fénéant au grand coeur et son collocataire Rod, banquier d'affaires républicain, pas vraiment sorti du placard ; un accroc à l'Internet nommé Trekkie Monster ; et une très jolie assistante professeure de maternelle, Kate. Pour ne rien gâcher, le gardien de l'immeuble de Princeton n'est autre que Gary Coleman, l'ancien acteur d'Arnold & Willy. Ensemble, Princeton et ses nouveaux amis bataillent pour dénicher boulots, copines, et donner un sens à leur vie, dans cette ville qui ne laisse pas un instant de répit.
Cette comédie musicale est hillarante. Les chansons y sont très politiquement incorrectes, avec des titres comme : It sucks to be me, If you were gay, Everyone's a little bit racist, The Internet is for porn, SchadenFreude (se réjouir du malheur des autres), etc. Et surtout, tous les jeunes qui arrivent à New York peuvent se sentir concernés par cette illustration de l'initiation que sont les premiers mois dans cette ville : trouver un appart et du boulot, car les factures n'attendent pas ; une période qui fait grandir à toute vitesse pour des milliers d'américains et d'étrangers qui s'installent chaque année ici.
Posté par
Vincent
à
16:55
2
commentaire(s)
Tags: Event, Musicalités
Inscription à :
Messages (Atom)

