Départs
Parti il y a peu de temps, me voici déjà revenu. Trop tôt. Le lieu si froid qui m'avait vu décoller par un vendredi enneigé s'est habillé de printemps hier soir pour m'accueillir doucement.
Deux jours avant le départ, la soirée de Noël de ma boite m'avait donné une vue imprenable sur le beau ciel d'hiver qu'arborait à l'époque la ville. Il ne laissait rien présager du déluge blanc qui allait s'abattre sur non seulement la région mais également sur plus d'un quart du pays.
Lorsque je suis rentré chez moi prendre ma valise avant de me mettre en route, le ciel était bien moins dégagé et la chaussée était recouverte de 15cm de cauchemard pour qui doit trainer une lourde valise derrière lui et cheminer vers un aéroport. Surtout JFK !
Notre peluche tirelire-cochon était bien d'accord avec moi : point de taxi par ce temps, mieux vaut prendre le métro jusqu'au AirTrain.
Une fois à ma place, plus rien à faire que d'attendre qu'on retrouve la truffe qui s'est paumée entre la porte d'embarquement et la porte de l'avion. Je ne savais pas qu'il était possible de disparaitre dans ce couloir étroit rempli de pub HSBC. Mais comment expliquer autrement que les chiffres du comptage du sol et du bord diffèrent d'un passager ?
Entre temps la neige a cessé, pour se changer en pluie verglaçante... il faudra donc passer au dégivrage.
Enfin, cinq heures de sommeil et quelques kilomètres plus loin, alors que je relève à la fois les caches de mes hublots et le dossier de mon fauteuil, je découvre ce spectacle grandiose qui ne cesse de m'époustoufler.



0 commentaire(s):
Enregistrer un commentaire