Où il existe un pipeline de rosé
La semaine dernière Cindy Lauper a donné un concert devant l'immeuble où je travaille. J'ai donc pris une longue pause déjeuner avec une collègue pour aller la voir chanter. Ce n'était pas terrible car elle se met maintenant à chanter le Blues. Elle doit avoir besoin d'argent. Elle a quand même fini par Girls just wanna have fun, donc elle s'est rattrapée sur la fin et nous avons pu danser un peu sur cet air qui me rappelle mes premiers cours de rock.

Ma copine Cindy sur scène :)
Ce weekend fut des plus intéressants et amusants. Apres avoir passé une partie de l'après-midi à l'anniversaire d'une très bonne amie dans Harlem, S. et moi nous sommes mis en route vers la gare de Penn Station où nous avons pris un train pour Sayville. Deux heures et demie plus tard nous arrivions dans la baie des Pins, à Fire Island. Le célèbre blogueur Édouard et le Copain nous avaient en effet invités tous les deux à passer le reste du weekend en leur compagnie. Ils sont venus nous chercher à l'arrivée du ferry et nous ont encouragés à profiter des thés pendant qu'ils finissaient de préparer le diner.
La baie vue depuis une hauteur.
Le Pavillon à l'heure des thés.
S. et moi sommes allés prendre quelques cocktails aux thés surpeuplés et avons bien vite fui la foule du Pavilion au profit de la plage où nous avons pu observer le soleil couchant. Nous sommes ensuite rentrés nous préparer pour le diner. Tout y était succulent, le tout arrosé d'un vin rosé de Gassin, le petit village de Provence où j'ai passé tant d'étés. Les bouteilles ont continué de sortir de nulle part les unes après les autres jusqu'à trois heure du matin (à croire que Gassin et les Pins sont reliés par un pipeline de rosé), heure à laquelle nous avons tous décidé de sortir danser.
Le chant des oiseaux m'a réveillé le lendemain. Les dernières choses dont je me souvenais étaient d'avoir enlevé ma chemise pour danser et faire comme tout le monde, d'être tombé sur une connaissance transpirante dans la foule et enfin d'être rentré peu après me coucher, n'en pouvant plus des corps suants qui se pressaient contre moi (pas pour danser, simplement parce que la boite où s'agitaient deux mille homos n'était sans doute faite que pour en contenir la moitié).
Le petit déjeuner et le déjeuner furent délicieux et forts de circonstance (i.e. gras et salés, juste ce qu'il faut lorsqu'on a un peu abusé des bonnes choses la veille). Le dimanche fut occupé à du farniente sur la plage avec nos hôtes, une ballade le long de l'océan, une visite à l'ami galeriste dans sa maison perchée, un sprint sous l'orage grondant et surtout beaucoup de discussions hilarantes qui resteront dans les annales.
Au contraire de ce qu'Édouard voudrait nous faire croire dans ses billets, lui et Tom ont été des hôtes parfaits !



